Mars 2026 · Drone Parts Center
Quelque part en Wallonie, un pipeline de transport de gaz naturel traverse 35 kilomètres de campagne. Chaque trimestre, l’opérateur doit démontrer qu’il a inspecté son réseau pour détecter d’éventuelles fuites de méthane. C’est la loi — et elle vient de se durcir.
Le Règlement européen sur le méthane (EU 2024/1787), en application depuis 2024, impose aux opérateurs du secteur énergie des programmes LDAR (Leak Detection And Repair) plus fréquents, mieux documentés et plus transparents. Les méthodes terrestres traditionnelles — renifleurs portatifs, caméras OGI, véhicules de mesure — fonctionnent, mais elles couvrent lentement et coûtent cher sur les réseaux étendus.
C’est là que le drone entre en jeu.
Ce qui change concrètement
Le Règlement ne prescrit pas une technologie spécifique. Mais il exige des inspections régulières, documentées, avec traçabilité des résultats. Les programmes LDAR doivent couvrir l’ensemble du réseau — pas seulement les points faciles d’accès.
Pour un opérateur qui gère des dizaines de kilomètres de pipeline, ça représente un volume d’inspection considérable. Les traversées de rivières, les zones escarpées, les segments en domaine privé — autant de points que les équipes terrestres ne peuvent inspecter qu’à grand coût et avec des délais importants.
Le cadre OGMP 2.0 (Oil & Gas Methane Partnership), soutenu par l’UNEP, ajoute une dimension supplémentaire : la réconciliation entre les mesures au niveau composant (bottom-up) et au niveau site (top-down). Le screening aérien se positionne naturellement entre ces deux approches.
Ce que le drone apporte — et ce qu’il ne remplace pas
Soyons clairs : un drone avec un capteur méthane ne remplace pas l’inspection détaillée au niveau composant. Quand il faut identifier quelle vanne fuit sur quelle bride, il faut un technicien avec un renifleur portatif ou une caméra OGI, au contact de l’équipement.
Ce que le drone fait mieux que quiconque, c’est le screening rapide à grande échelle. Un MetScan V1 monté sur un DJI Matrice 400 couvre 5 à 15 km de pipeline par vol. Son laser TDLAS balaie automatiquement de part et d’autre du tracé, formant une bande continue de mesures géo-référencées. En fin de mission, la plateforme AIRINS.ai localise les hotspots sur une carte — et l’équipe terrain sait exactement où concentrer ses efforts.
C’est la différence entre inspecter 35 km à l’aveugle et inspecter 4 points ciblés.
Le workflow en pratique
L’opérateur planifie sa mission dans DJI Pilot 2 — waypoints le long du pipeline. Le drone décolle avec le MetScan. Pendant le vol, les données sont consultables en temps réel dans AIRINS.ai pour vérifier que la couverture est suffisante.
De retour au sol, les données se synchronisent vers le cloud. AIRINS.ai génère les cartes 2D et 3D de concentration, identifie les hotspots suspectés par IA, et produit un rapport d’inspection avec coordonnées GPS, imagerie synchronisée et indicateurs clés. Les données s’exportent en shapefile, GeoJSON et CSV pour intégration dans les systèmes SIG de l’opérateur.
Chaque mission est archivée. Les campagnes se comparent dans le temps. La documentation est native — exactement ce que le Règlement exige.
MetScan Ultra, Standard, ou abonnement ?
Depuis 2026, AIRINS propose deux variantes du MetScan V1. L’Ultra (40 000 € HT) offre la visualisation 3D, le Sector Scan pour les installations, les exports GIS et le déploiement on-prem. Le Standard (20 000 € HT) se concentre sur le Belt Scan en 2D — suffisant pour les opérateurs qui inspectent principalement des pipelines linéaires.
Pour les opérateurs qui veulent tester avant d’investir, l’Ultra est aussi disponible en abonnement trimestriel : un dépôt de garantie de 5 000 € et une charge de 3 000 € par trimestre, incluant 200 km de vol. Pas d’engagement annuel.
Et pour les déploiements Dock 3, le MetScan Nano 1 (disponible Q2 2026) apportera la même technologie dans un format compact compatible avec les missions autonomes programmées. Le drone décolle seul, scanne le pipeline, et les données arrivent dans AIRINS.ai sans qu’un pilote soit sur site.
Et en Belgique ?
La Belgique, avec son réseau de transport opéré par Fluxys et ses réseaux de distribution gérés par les gestionnaires régionaux, est directement concernée par le Règlement. Les opérateurs belges devront démontrer que leurs programmes LDAR couvrent efficacement leurs infrastructures.
Drone Parts Center, basé à Nivelles, est partenaire agréé AIRINS et revendeur agréé DJI Enterprise. Nous accompagnons les opérateurs dans le choix du système (MetScan V1 ou Nano 1, achat ou abonnement), le déploiement terrain, la formation des équipes, et le support technique continu.
Ce qu’il faut retenir
Le Règlement UE Méthane va mécaniquement augmenter le volume d’inspections. Le screening aérien par drone offre une réponse opérationnelle pour couvrir efficacement les grandes infrastructures, prioriser les interventions terrain et documenter les résultats. Ce n’est pas une technologie de demain — les systèmes MetScan sont déployés aujourd’hui sur des opérations réelles, y compris en Europe.
Voir en action
A Practical Workflow for Gas Pipeline Leak UAV Inspection (1:00)
More Coverage, Less False Alarms (0:25)
Questions fréquentes
Quand le Règlement UE Méthane entre-t-il en vigueur ?
Le Règlement (UE) 2024/1787 est entré en vigueur en août 2024. Les obligations de détection et réparation de fuites (LDAR) s'appliquent progressivement aux opérateurs gaziers européens.
Le MetScan peut-il remplacer les inspections LDAR au sol ?
Le MetScan V1 est un outil de screening aérien qui identifie les zones suspectes. Il complète les inspections au sol OGI en couvrant de grandes surfaces rapidement. La combinaison des deux approches optimise l'efficacité LDAR.
MetScan Ultra ou Standard pour la conformité EU ?
L'Ultra est recommandé pour la conformité réglementaire : visualisation 3D, Sector Scan, exports GIS (shapefile, GeoJSON) et déploiement on-prem. Le Standard convient pour le screening de base.
Drone Parts Center — Partenaire AIRINS agréé — Nivelles, Belgique